Le Ministre d’État, Ministre des Transports, de la Marine marchande, chargé de la Logistique, a effectué le mercredi 25 février 2026 une visite de travail à la Direction Générale de la Sécurité Routière (DGSR).
Placée sous le sceau du changement et du dialogue, cette visite avait pour objectif de permettre au Ministre d’État de s’imprégner des conditions de travail des équipes et d’échanger sans détour sur les défis, les missions et les perspectives de cette direction stratégique, pilier essentiel de la chaîne de protection des populations en République Gabonaise.
Prenant la parole, le Directeur Général de la DGSR a présenté l’état des lieux de l’institution. À ce jour, la direction compte 145 agents, dont 107 affectés à l’administration centrale et 38 déployés dans les provinces, avec l’appui de 15 gendarmes issus du Ministère de la Défense Nationale.
La DGSR a pour mission de concevoir et de faire appliquer la politique du Gouvernement en matière de sécurité routière. Elle s’appuie sur des services d’appui, des directions centrales ainsi que des directions provinciales de sécurité routière pour assurer la mise en œuvre de ses actions sur l’ensemble du territoire national.

Le patrimoine matériel comprend notamment :
• 21 bureaux ;
• 3 véhicules de fonction et 1 véhicule de liaison ;
• 24 ordinateurs de bureau, 25 imprimantes et 01 photocopieuse couleur
• 3 radars mobiles ;
• 48 éthylotests ;
• 10 radios émetteurs-récepteurs.
Le Président des partenaires sociaux, prenant la parole, a tenu à préciser que leur démarche s’inscrit dans un esprit constructif :
« Nous ne sommes pas un syndicat de confrontation. Notre objectif est d’interpeller la hiérarchie afin d’améliorer les conditions de travail des agents de la DGSR. »

Le Secrétaire général a, pour sa part, fait le point sur les travaux en cours, notamment :
• l’élaboration d’un nouveau cadre réglementaire ;
• l’organisation prochaine d’une plénière ;
• l’avancement des travaux relatifs à la digitalisation des services de la sécurité routière ;
• la nécessité d’une meilleure lisibilité sur le compte de la DGSR ;
• la mise à disposition effective des ressources attendues.

le Ministre d’État a tenu à échanger sans tabou avec l’ensemble des agents.
« Lorsque l’on s’assoit autour d’une table, nous finissons toujours par trouver des solutions. Il faut privilégier la voie du dialogue », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que sa vision pour cette Direction repose sur trois axes majeurs :
1. L’ancrage de l’action dans le Plan National de Sécurité Routière 2026-2030, qui constituera le cadre stratégique de référence ;
2. La centralité de l’homme, placé au début, au cœur et à la finalité de toute action publique ;
3. Le renforcement des moyens opérationnels et technologiques, au service d’une sécurité routière moderne et efficace.
Ayant placé son magistère sous le sceau de la sécurité routière, le Ministre d’État a insisté sur la nécessité que les moyens roulants profitent prioritairement aux agents de terrain.
Face au nombre encore trop élevé de victimes sur les routes, il a annoncé qu’un cap décisif sera franchi avec la mise en œuvre effective de la vidéo-verbalisation. Dans cette perspective, l’ensemble des plaques d’immatriculation sera progressivement refait afin d’intégrer ce nouveau système de contrôle intelligent.
« Ma préoccupation est de préserver des vies. Il faut être rigoureux. Il y a eu trop de morts sur nos routes, et cela suffit », a-t-il martelé.
Le Ministre d’État, Monsieur Ulrich MANFOUMBI MANFOUMBI a encouragé les équipes à sortir des sentiers battus, à ne pas craindre l’innovation et à s’inscrire résolument dans une dynamique de transformation.
« Le service public auquel nous sommes rattachés ne doit souffrir d’aucune défaillance. Il était important que je m’imprègne personnellement des difficultés auxquelles vous êtes confrontés. »
Cette visite marque ainsi une étape importante dans la refondation d’un système de sécurité routière plus robuste, plus moderne et plus performant, au service exclusif de la protection des usagers de la route et de la préservation des vies humaines en République Gabonaise.